- Contactez votre conseiller clientèle au numéro qui figure en haut à gauche de votre facture
- Consulter la synthèse des analyses de qualité réalisées par le Ministère de la santé sur votre commune
Depuis 2003, Lyonnaise des Eaux France a mis en place un dispositif d’alerte en cas de problème exceptionnel, de casse ou de risque sanitaire sur le réseau d’eau potable. Lorsqu’un incident majeur survient, les consommateurs concernés sont prévenus à leur domicile par un message téléphonique signalant les mesures de précaution prendre. Ce service est aujourd’hui accessible à l’ensemble des 14 millions de clients de Lyonnaise des Eaux à l’exception des personnes en Liste Rouge. Opérationnel 24 h sur 24, il permet de contacter automatiquement 25 000 foyers, soit près de 60 000 personnes, en 2 h maximum.
Daniel Villessot, Directeur scientifique de Lyonnaise des Eaux, analyse la contradiction entre le temps nécessaire à la validation des recherches scientifiques et l'immédiateté des médias... "Le domaine de la qualité de l'eau potable n'est pas le seul « marronnier » souhaité par les médias, mais convenons qu'il est sans doute un de ceux qui trouve facilement écho auprès des consommateurs !"
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Reportage de France 3 : l'eau du robinet en question
France 3 a diffusé lundi 17 mai, dans le cadre de l'émission Hors série animée par Marie Drucker un reportage intitulé « du poison dans l'eau du robinet » qui met en doute la qualité de l'eau, les contrôles de potabilité et l'information aux consommateurs.
Autant de questions légitimes mais complexes qui méritent des informations détaillées et multiples... La gestion et le traitement de l'eau nécessitent la mise en oeuvre de technologies et de savoir-faire spécifiques pour garantir la qualité de l'eau distribuée, mais aussi la gestion durable de la ressource en eau et la préservation de l'environnement... Autant d'actions préventives de long terme pour limiter la pollution des milieux aquatiques.
Tous les résultats d'analyse sur la qualité de l'eau du robinet que boivent les français sont publics et consultables auprès de leur mairie ou de leur distributeur d'eau et sur Internet.
Quand un dépassement des limites définies par la réglementation est enregistré, les autorités sanitaires sont immédiatement averties afin qu'elles définissent si ce dépassement implique ou non un risque pour la santé publique. S'il n'y a pas de risque, elles peuvent délivrer une dérogation. S'il existe un risque, elles imposent une restriction d'usage adaptée. Dans les deux cas, la collectivité concernée doit s'engager dans un plan d'actions permettant le retour à la conformité dans les meilleurs délais. Les consommateurs en sont toujours informés, y compris par appels téléphoniques grâce au dispositif d'information en cas de crise mis en place par Lyonnaise des Eaux dès 2003.
Les clients-consommateurs peuvent également contacter leur distributeur d'eau à tout moment en composant le numéro qui figure en haut à gauche de sa facture, ou en saisissant son code postal dans le bloc ci-joint à gauche "Lyonnaise des Eaux dans votre région" et en consultant la page "contacts".
Pour en savoir plus sur les dispositions réglementaires en matière d'information sur l'eau
Pour en savoir plus sur la qualité de l'eau dans votre région
Le traitement de l'eau a un coût et l'amélioration de la qualité nécessite dans certains cas des investissements importants pour les collectivités.
En France, la gestion de l'eau s'appuie sur le principe de « l'eau paye l'eau »... cela veut dire que l'ensemble des dépenses liées au service de l'eau sont payées par les consommateurs d'eau dans le prix de l'eau. Cela recouvre le prélèvement dans la ressource en eau, le traitement de l'eau pour la rendre potable et sa distribution. Compte-tenu de l'évolution de la qualité de la ressource, les procédés de traitements nécessaires sont de plus en plus complexes et peuvent représenter un investissement plus ou moins lourd pour la collectivité.
Investir pour améliorer le traitement implique bien souvent pour la collectivité d'augmenter le prix de l'eau.
Au-delà des traitements, il est indispensable de mettre en place des plans d'actions pour préserver les ressources en eau des pollutions.
Il n'y a pas de lien connu entre l'aluminium et la maladie d'Alzheimer.
L'Institut de veille sanitaire (InVS), l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) et l'AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) ont indiqué en 2003 que « rien à ce jour ne permet d'affirmer, à partir de l'ensemble des données disponibles, que l'exposition à l'aluminium par l'eau, les aliments ou les produits de santé aux doses habituellement consommées par la population française soit associée à une augmentation du risque ».
La réglementation fixe une référence de qualité pour l'aluminium dans les eaux de boisson de 200 microgrammes par litre. Cette référence a été fixée non pas sur des critères de santé mais sur des considérations de confort pour les usagers. En effet, au-delà de cette teneur, l'aluminium peut être responsable d'une coloration blanchâtre de l'eau.
L'ingestion d'aliments représente 95 % des apports quotidiens en aluminium. La part de l'eau dans cet apport quotidien est de l'ordre de 5%.
Pour en savoir plus : rubrique Alimentation humaine et Eaux du site de l'Afssa
Il n'y a pas de normes sur les résidus de médicaments dans l'eau ; le programme de recherche Ampère dédié à ces micro-polluants a été lancé par Lyonnaise des Eaux et SUEZ ENVIRONNEMENT afin de déterminer les meilleurs moyens de les traiter.
Les résidus médicamenteux ne sont présents dans les rivières ou dans les nappes qu'à l'état de traces, à des doses extrêmement faibles, de l'ordre de quelques nanogrammes par litre. Ces traces sont sans commune mesure avec les doses thérapeutiques habituelles. Leur absorption, à raison de 2 litres d'eau par jour pendant 70 ans équivaudrait à peine quelques pour cent d'une dose thérapeutique journalière classique. Par exemple, dans le pire des cas, cela représenterait un millième de gramme de paracétamol sur 70 ans... alors qu'un adulte peut ingérer un gramme en un seul comprimé.
S'ils ne présentent pas de risque sanitaire pour les personnes, les résidus de médicaments peuvent représenter un enjeu écologique pour les espèces animales et végétales présentes dans les rivières.
Pour mémoire :
• La France est le 4e consommateur mondial de médicaments.
• Les progrès constants réalisés par les techniques analytiques permettent aujourd'hui, de détecter des quantités de plus en plus petites. Il y a peu, on ne parlait que de milligrammes, puis de microgrammes par litre (soit 1 000 fois moins). Aujourd'hui, on détecte des traces jusqu'au ng/l (un millionième de milligrammes, soit encore 1 000 fois moins).
• les seuils de détection sont très inférieurs aux concentrations provoquant des effets connus sur la santé.
• Les concentrations étant infimes, les autorités sanitaires n'ont pas émis de normes à ce jour.
En savoir plus sur le programme de recherche Ampère mené en collaboration avec le Cemagref.
La réglementation impose un suivi de la radioactivité de l'eau destinée à la consommation humaine.
A ce titre, Lyonnaise des Eaux effectue près de 1 000 analyses par an. Sur les 5 dernières années, 99,94 % des analyses sont en dessous du seuil réglementaire. Les dépassements observés étaient très faibles et sans incidence pour la santé.
L'apport de l'eau potable à l'exposition humaine est très faible (de l'ordre de 5%).
La radioactivité est un phénomène naturel lié à l'instabilité de certains atomes présents dans la croute terrestre ou dans l'air. Dans certaines régions (Massif Central, Massif Armoricain et Vosges) la radioactivité naturelle liée à la nature des roches du sous-sol est plus élevée que dans le reste de la France.
La teneur maximale en atrazine autorisée dans un litre d'eau est équivalente à celle autorisée dans un gramme de fruits ou de légumes.
La quantité acceptable de traces de pesticides dans l'eau dans la réglementation française est très inférieure aux recommandations de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé). La concentration totale des pesticides doit rester inférieure à 0,5 microgramme/l. La limite à ne pas dépasser est fixée à 0,1 microgramme/l par substance (sauf pour 4 pesticides dont le seuil est plus restrictif de 0,03 microgramme/l).
On peut noter que la réglementation relative aux pesticides résiduels dans les fruits et les légumes est moins sévère que la réglementation concernant l'eau du robinet.
Différentes techniques permettent de traiter les pesticides présents dans la ressource en eau (charbon actif en grains, procédé Cristal).



