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Des traitements et des contrôles
Pour fournir une eau potable de qualité constante, respectueuse des exigences sanitaires, les exploitants traitent l'eau selon des procédés adaptés à la nature et l'état de la ressource.
Pour devenir potable, une eau brute passe par trois étapes clés :
- la clarification, pour éliminer les matières en suspension ;
- l'affinage, contre les matières organiques ;
- la désinfection, qui tue les virus et les bactéries et préserve la qualité de l'eau durant son parcours dans le réseau de canalisation jusqu'au robinet.
Ultrafiltration et décarbonatation
Dans de nombreuses usines de traitement, Lyonnaise des Eaux utilise la technologie d'ultrafiltration par membranes : l'eau passe à travers des milliers de fibres très fines qui retiennent les particules en suspension, les bactéries et les virus. Les substances indésirables sont ainsi éliminées sans ajout de réactif chimique.
Dans certaines régions où l'eau calcaire est chargée en sels de calcium et de magnésium, des unités de décarbonatation peuvent être installées. Ce traitement écologique réduit la teneur en calcaire tout en la maintenant à un niveau bénéfique pour la santé.
Des contrôles obligatoires
Après sa sortie d'usine, l'eau reste sous surveillance. De nombreux contrôles sont effectués sur l'ensemble du système de distribution, par l'exploitant mais également par le Ministère de la Santé, via les DDASS.
La nature et la fréquence de ces contrôles sont fixées par arrêté préfectoral et leurs résultats doivent être rendus publics par affichage dans les mairies. Un arrêté ministériel du 3 janvier 1996 indique qu'une note de synthèse sur la qualité de l'eau, établie par la DDASS, doit être jointe une fois par an à la facture d'eau.
Protéger l'usager en cas de non conformité
Une non-conformité sanitaire doit déclencher un programme d'actions correctives. Selon le décret relatif aux eaux destinées à la consommation humaine à l'exclusion des eaux minérales naturelles (décret 89-3 du 03 Janvier 1989), c'est aux maires ou à leurs délégataires qu'il appartient « de prendre ou de faire prendre toute mesure appropriée pour protéger l'utilisateur contre les risques encourus ».
Les préfets disposent d'un « pouvoir d'injonction » pour fixer des délais aux responsables.
En cas de pollution subite ou trop importante sur les ressources, l'activité de l'usine de traitement peut être suspendue et des mesures alternatives sont mises en place comme par exemple le prélèvement dans une ressource non polluée.



