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L’eau du robinet, un produit sous haute surveillance
Le prélèvement de la ressource en eau à des fins alimentaires est soumis à une réglementation. La qualité de l’eau prélevée doit respecter des caractéristiques physiques, chimiques et microbiologiques.
Des obligations réglementaires supplémentaires s’appliquent à chaque étape du cycle de production et de distribution de l’eau potable.
L’appellation "eau potable"
En France, pour mériter son titre de "potable", l’eau doit répondre à 54 critères de qualité. C’est plus que ce qu’impose la législation européenne. Cette liste de critères a été fixée par le ministère français de la Santé, sur la base des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé.
Elle vise d’abord à vérifier :
- la qualité microbiologique de l’eau (absence de parasite, de virus ou de bactérie pathogène) ;
- la qualité chimique, physique et gustative de l’eau (limpidité, absence de mauvais goût ou d’odeur).
Des seuils limites ont également été déterminés pour différentes substances plus ou moins tolérées, comme le fluor, les nitrates, le plomb... Ces valeurs limites ont été établies selon un principe de précaution : elles sont fixées sur la base d’une consommation quotidienne qui convient aux personnes les plus fragiles.
Le respect de l’ensemble de ces critères permet de garantir au consommateur une eau à la fois sûre et agréable à boire.
Une réglementation de plus en plus sévère
Une directive européenne a été adoptée à la fin de 1998 pour renforcer le principe de précaution sur la qualité des eaux destinées à la consommation humaine. Sa transposition en droit français (décret du 20 décembre 2001) figure dans le Code de la santé publique depuis janvier 2007. Ce texte tient compte de l’évolution des connaissances scientifiques et médicales. Il est notamment à l’origine de l’abaissement de la valeur limite de plomb dans les eaux de distribution : une valeur passée de 50 µg/l à 25 µg/l depuis le 25 décembre 2003, et fixée à 10 µg/l pour la fin de 2013.




