En 1934, le service de l’eau s’ouvre aussi rapidement à la science avec l’installation d’un laboratoire d’analyses et de contrôle des eaux au Pecq (78). Ce laboratoire s’attachait à analyser les ferro-bactéries et les germes pathogènes de l’eau et ne comptait alors qu’un directeur et quelques techniciens. C’est sur le même site que s’installera plus tard le Centre International de Recherche Sur l’Eau et l’Environnement (CIRSEE).
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HistoireDe 1880 à 1946

À l'époque où naît la Société Lyonnaise des Eaux et de l'Éclairage (SLEE), la France entame des grands travaux de modernisme. L'essor sans précédent de l'urbanisation est influencé par les théories hygiénistes de la fin XIXe siècle. C'est la période où la lutte contre l'insalubrité des logements et la crainte des épidémies sont au cœur des préoccupations des Français. La réhabilitation de Paris par le baron Haussmann est liée à ce mouvement de pensée. Son idée maîtresse est de favoriser la circulation de l'air et des hommes, en assurant notamment un meilleur approvisionnement en eau et une meilleure évacuation des déchets. Avec l'aide de l'ingénieur Belgrand, les circuits d'adduction d'eau potable et un réseau moderne d'égouts sont créés.
Le 2 février 1880, c'est dans ce contexte que la SLEE est fondée par le Crédit Lyonnais. Le rôle de la SLEE est alors d'assurer "l'obtention, l'achat, la prise à bail et l'exploitation, en France et à l'étranger, de toute concession et entreprise relative à l'eau et à l'éclairage". Dès les premières années, de grandes villes comme Bordeaux lui concèdent leur service de l'eau.
La SLEE diversifie ses activités
Les besoins d'eau dans toute la France augmentent : sous le second Empire, la consommation était de 16 à 20 litres par personne ; elle passe dès les années 1930 à presque 300 litres dans l'Ouest parisien. Afin d'assurer son développement, la SLEE crée des filiales communes avec d'autres sociétés, telles que la Société des Eaux du Nord en 1912. En parallèle, la SLEE se porte acquéreur d'entreprises, comme les Eaux de Dunkerque en 1924.
À cette époque, l'éclairage urbain au gaz reste l'activité principale de la SLEE. Après la Première Guerre mondiale, elle décide d'investir dans l'énergie, notamment à Vitry où elle construit une centrale thermoélectrique en 1931.
En 1946, la nationalisation des secteurs du gaz et de l'électricité pousse l'entreprise à se recentrer sur les services de l'eau. La SLEE devient alors Lyonnaise des Eaux.






