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Et si l’on consommait autrement ?

La période des vacances est synonyme de contact avec la nature et surtout avec l’eau, qu’il s’agisse des rivières, des lacs ou des rivages maritimes. Et nous aimons nous rafraîchir à l’eau d’un torrent ou nous baigner dans des eaux limpides, qu’elles soient douces ou salées….

 

 

Ces loisirs aquatiques sont menacés par nos modes de vie, par des gestes que nous accomplissons quotidiennement et qui impactent la qualité de l’eau. Ces gestes et habitudes de consommations néfastes sont variés :

  • L’abandon, de déchets,  qui finissent par s’échouer et s’amonceler sur les rivages : bouteilles et bidons plastiques, chaussures, emballages, sacs poubelle…
  • L’utilisation exagérée de produits ménagers, qui participe à l’eutrophisation des cours d’eau,
  • Les rejets de produits médicamenteux pour lesquels il faut mettre au point des techniques nouvelles de traitement,
  • Nos choix alimentaires lorsqu’ils ne donnent pas la préférence à des produits ou à des modes de culture économes en ressources et mettant en œuvre des pratiques visant à limiter l’impact environnemental

 

    Bien sûr, pour toutes ces pollutions, il existe des solutions. Les premières sont de l’ordre de la prévention. On peut éviter le rejet de certains polluants les plus dangereux en arrêtant de les utiliser : de plus en plus, les substances et les molécules les plus toxiques font l’objet d’interdiction d’utilisation. On peut aussi limiter les rejets en changeant nos habitudes de consommation, pour aller vers des produits dont le cycle de fabrication a respecté la qualité de l’eau, nous pouvons contribuer à une amélioration de la qualité des ressources.

     

    En complément, on peut traiter les eaux polluées pour les amener au niveau de qualité souhaité pour chaque usage. Traiter les pollutions domestiques, qui sont inévitables et récurrentes, est donc une étape nécessaire pour que le rejet des eaux usées dans le milieu naturel soit le plus neutre possible. Dans ce domaine les projets technologiques sont impressionnants, et les stations d’épuration ont gagné, en 20 ans, en efficacité de façon remarquable. Par exemple, le traitement des eaux usées à l’aide de la technologie par membranes permet d’éliminer la pollution bactérienne et d’atteindre une qualité « eau de baignade ».

     


    Des efforts ont déjà été faits dans le sens d’un changement de nos modes de consommation. Des décisions collectives, soit réglementaires, soit volontaires de la part d’entreprises ont fait évolué les substances utilisées.

     

     

    A notre échelle, nous pouvons aussi être « consom’acteur » en faisant évoluer nos modes de consommation, ce qui peut avoir un impact très positif sur la qualité de l’eau :

    • La diminution de l’emploi de pesticides dans les jardins et tant pis si les carottes sont moins belles
    • Le choix de produits alimentaires issus de pratiques raisonnées ce qui, de façon très concrète, empêche une aggravation des pollutions et préserve la qualité de l’eau.
    • Une consommation de médicaments adéquate
    • Concernant les eaux de baignade, en eau douce ou à la mer, le refus de jeter toute bouteille ou flacon et inciter les autres à faire de même, car tout le monde a droit de nager dans une eau propre.