- Idées neuves sur l'eau
- Cahier des 40 vraies bonnes idées
- Cahiers de l'eau : la contribution des Forums d'experts
- Vidéos
- Et si l’on imaginait de nouvelles façons de financer la préservation de l’environnement ?
- Et si l’on consommait autrement ?
- Comment assurer la qualité des ressources en eau ?
- Tribune & débats
- "Dis-moi ce que tu fais de ton eau, je te dirai qui tu es..." par Erik Orsenna, écrivain, membre de l'Académie Française
- "Tout est eau... mais qui le sait ?" par Luc Ferry, philosophe, ancien Ministre de l'Education et de la Recherche
- De la difficulté du discours scientifique dans les médias par Daniel Villessot, Directeur scientifique de Lyonnaise des Eaux
- Cycle de l'eau et effet de serre par Jean Jouzel, climatologue
- La nature devrait être sujet du droit de propriété par Michel Serres, philosophe, membre de l'Académie française
- L’eau en 2030 doit être la priorité des collectivités locales, par Jacques Attali, Economiste
- Développement durable et notation par Nicole Notat, présidente de Vigeo
- Traiter les problèmes de l'eau au bon endroit par Jean-Luc Trancart, professeur à l'ENPC
- Faut-il modéliser le calcul du prix de l’eau ? par Igor Semo
- L’eau, une ressource inépuisable ? par Patrick Philipon, biologiste
- L’observatoire
- Actualite

Et si l’on imaginait de nouvelles façons de financer la préservation de l’environnement ?

La préservation de nos ressources en eau et des milieux aquatiques est une œuvre de long terme et de grande ampleur, puisque selon les études sur la qualité des eaux en France, seules environ 23% des eaux de surface et 43% des eaux souterraines ont une chance d’être en bon état écologique d’ici 2015. C’est cette date qu’une directive-cadre européenne fixe comme objectif aux pays européens pour parvenir à un bon niveau écologique de l’ensemble de leurs masses d’eau.
On a déjà calculé qu’en France, se mettre en conformité pour seulement deux tiers de nos masses d’eau représenterait d’ici 2015 des investissements de l’ordre de 20 milliards d’euros.
Ce n’est pas le consommateur d’eau potable, au travers des redevances qui sont versées aux agences de l’eau, qui pourront faire face aux financements nécessaires à la préservation de nos ressources.
Il faut mettre en place des financements de long terme afin de laisser à nos enfants un capital environnement préservé.
Quelles sont les autres sources de financement possibles ?
On pourrait créer des fonds locaux qui pourraient se mobiliser sur un certain nombre de projets.
On pourrait aussi imaginer faire financer une partie des investissements nécessaires par la collectivité nationale, c'est-à-dire par l’impôt, un impôt qu’il conviendrait de laisser à l’initiative des collectivités locales.
Enfin, le consommateur sera très probablement amené à prendre en charge une partie du coût de la préservation de la ressource. Ainsi dans le domaine des produits agricoles : si l’on généralise progressivement un changement dans les pratiques agricoles, avec une utilisation réduite d’engrais, et des formes d’irrigation moins gourmandes en eau, il est probable que les prix des produits agricoles augmenteront. Et ils reflèteront en partie les coûts de la préservation de nos ressources en eau. Car il ne faut pas oublier que les aliments sont les premiers consommateurs d’eau…




